Séjour Mouche en Norvège

August 22, 2019

La Norvège, ses grands espaces, ses forêts, ses tapis de lichen dense, ses ombres, ses truites, l'eau qui s'écoule de toute part et ses abondantes éclosions de mouches de mai...Voilà ce qui pourrait qualifier ce nouveau séjour de pêche à la mouche au dessus du soleil.

 Cette année le départ était prévu fin juin pour un retour début juillet.

L'équipe est composée de ma compagne et d'un ami et l'objet du voyage est de partir en reconnaissance à la découverte de nouveaux secteurs sur place pour élargir la gamme de possibilités.

 

 Les conditions de ce début d'été (printemps en Norvège, connaissent-ils seulement l'été?) sont bien différentes de celles que j'ai pu connaitre par le passé : grand beau, peu de vent, peu de pluie.
En 2019, c'est une autre histoire et tous les éléments nous ont accompagné : la pluie, le vent, la grêle et même un peu de neige. Il a fallu pour le moins s'adapter, et apprécier les rayons de soleil.

 

 

 À notre arrivée la rivière est puissante et les éclosions quasi absentes. Rien à voir avec les émergences abondantes d'éphémères et de trichoptères et les fabuleuses parties de pêche en sèche de 2017 avec Julien, Manu et Pascal. Les ombres nous gobaient dans le dos.

 

 

 Cette année le programme est organisé de façon à mettre à profit les matinées pour partir à la découverte des secteurs inconnus, et profiter des journées sans fin pour pêcher l'après-midi jusque tard le soir. La reconnaissance en voyage requiert un travail de recherches en amont, un soupçon de chance et de l'abnégation sur place puisqu'il faut accepter de prendre sur son temps pour la découverte au risque de passer à côté de la pêche... Mais c'est un risque qui comporte de belles surprises, et s'il est constructif, qui vous assure un large panel de possibilités permettant de faire face à toutes les conditions rencontrées durant votre séjour (fort niveaux d'eau, vent, activité piscicole etc...).

 

En conséquence, nous avons découvert et pêché près de dix rivières, chacune ayant son profil propre, sa largeur, ses caprices, ses espèces (truites fario, ombres arctiques, lavarets, brochets, perches etc...) et ses techniques de pêche (sèche, nymphe, noyée, et même à vue dans les eaux claires..). Cette stratégie nous a garanti la réussite du séjour malgré les conditions capricieuses et l'impraticabilité de la principale rivière recherchée : la Glomma. Nous avons en partie réalisé mon objectif, celui de découvrir une rivière pour la pêche en nymphe à vue (sous conditions), un secteur à plus grosses truites, des lacs pour la pêche du brochet (mouche possible), et des rivières de tailles plus modestes.

 

 

 

 La Norvège est une destination où la pêche en sèche prime sur toutes les autres. On y vient pratiquer la pêche des postes et des gobages, des gobages... Il y a toujours un poisson pour monter en surface, et ce, tout le séjour.

 

En 2017 les émergences de sèdges et de petites éphémères nous avaient offert des conditions parfaites pour pêcher en sèche les lisses et les plats courants des grandes rivières rapides. Cette année, d'abondantes éclosions de mouches de mai (H6 pour les connaisseurs...) présentes sur de petites rivières lentiques nous ont offert une autre vision de la Norvège...toute aussi satisfaisante. 

 

 

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Les amateurs de pêche sous la surface ne seront pas en reste...

La pêche en nymphe et la pêche en noyée sont très bien adaptées et vous ouvrent à la capture des truites calibrées (25-35cm) en pleine eau et celles des grosses truites postées dans le fond des courants. Ces fario sont d'une puissance extraordinaire au point qu'il n'est pas rare de devoir courir après. Quelques sujets avoisinent 50 cm (et plus chez les truites) mais à cette latitude du globe, et à tailles égales, leur combat est incomparable à la plupart des espèces de l'hexagone. Les chandelles, même chez les ombres arctiques, sont monnaie-courantes. 

 

 

 

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 Emmeline, pourtant tombée malade avant le départ a trouvé les forces suffisantes pour profiter du séjour... À chacune de ses sorties son potentiel me surprend et la voir progresser si vite me fait énormément plaisir.

 

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 Au terme de cette deuxième expédition et avec un peu de recul, alors qu'en France nous subissions la première vague de canicule, je crois que nous pouvons dire que le bilan est positif.
La Norvège a su nous offrir une fois encore ce qu'elle de plus généreux : l'hospitalité de ses habitants, ses grands espaces, et une nature préservée.

 

Souhaitons que ça dure.

 

 

 

 

 

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