La pêche à la Sempé, avec des nymphes

November 23, 2018

Au commencement, une des pêches les plus traditionnelles en France pour rechercher la truite en eaux vives : la "pêche au toc".

 

Au fil des ans et notamment grâce à l'implication de Pierre Sempé, la technique a évolué. Sa technicité s'est complexifiée, affinée, et les plaisirs de pêche se sont démultipliés. L'utilisation de nylons de couleurs, de moulinets type "spinning" et de cannes progressives plus légères, sensibles et rapides ont contribué à faire de la pêche au toc une pêche moderne, agréable, et plus efficace. La pêche se pratique alors "en dérive naturelle" sur des cours d'eau de plus en plus larges et puissants. 

 

 Cette démocratisation a apporté dans le même temps une éthique plus respectueuse de la pêche et des poissons notamment grâce à l'utilisation d'hameçons sans ardillons et d'un niveau de technicité autorisant la capture des poissons sur le bord des lèvres. Les poissons ainsi pris ont une garantie de survie au moment de la remise à l'eau. Dans les faits, l'appât monté sur des lignes peu réfléchies (plombée, longueur de bas de ligne grossières) était toujours engamé et les dégâts sur les poissons après leur manipulation trop importants (aspect de la pêche au toc qui constituent l'aspect le plus critiqué).

 

Aujourd'hui, tous ces paramètres bien maitrisés permettent de capturer un poisson et de le remettre à l'eau (si souhaité) dans les meilleures conditions de survie (d'autant plus valable chez les petits sujets). On peut ainsi protéger le poisson relâché, à condition d'avoir un matériel adapté, et d'adopter un comportement intelligent dans la manipulation du poisson, notamment grâce à l'utilisation d'épuisettes et la conservation des prises dans l'eau avant la remise.

 

La technique que nous nommerons donc "pêche aux appâts naturels", "pêche aux appâts vivants", ou "pêche en dérive naturelle" et que d'autres préfèreront appeler "pêche à la Sempé" se pratiquera avec canne progressive d'une longueur comprise entre 3,30m et 3,90m, de nylons de couleur de diamètre 0,12; 0,14; ou 0,16mm, et de nylons incolores (pour le bas de ligne) de taille 0,10; 0,12; ou 0,14mm, de petits guides-fil et micro-émerillons, et bien sûr, d'esches vivantes ou naturelles de types vers de terre, teignes, vers d'eau, porte-bois, petites bêtes, mouches naturelles etc...

 

Mais l'évolution technique de la pêche continue son chemin, et l'usage des nymphes (autrefois utilisées exclusivement par les pêcheurs à la mouche) intègre le quotidien du pêcheur aux appâts qui voit dans cette nouveauté l'élargissement de ses possibilités en terme de choix et de présentation des "appâts".

La "pêche en nymphe à la Sempé" ou "pêche à la Sempé en nymphes artificielles", ou "pêche en nymphe au toc" (comme bon vous semble) voit le grand jour.

 

Parmi les avantages d'une nymphe artificielle fabriquée par le pêcheur, on peut citer plusieurs critères: 

- l'usage des billes (casque de tungstène, ou laiton pour habiller et lester la nymphe) et les palettes de couleurs employées pour la fabrication des corps et des formes des mouches, plus attractives et incitatives (brillance, fantaisie..).

- La possibilité nouvelle -grâce à l'utilisation de nymphes lestées- de présenter un "appât" ou une "mouche" sans plombée supplémentaire visible sur le bas de ligne avec des billes de plombs indiscrètes.

- Encore, l'emploi de deux nymphes sur la même ligne pour trouver plus rapidement la pêche en fonction de l'humeur des poissons (hauteur d'eau, et modèle de mouches), et assurer la réussite en terme de prise. 

 

Tous les poissons en sont friands : la truite, l'ombre commun, le chevesne, le barbeau etc.. toute l'année.

Il s'agira donc de trouver l'appât vivant ou la nymphe artificielle qui correspondra à la saison de pêche, au profil du secteur convoité, et à l'humeur des poissons recherchés qui pourront tantôt préférer un appât naturel plus sobre ou une nymphe artificielle plus fantaisiste.

 

 La technique requiert bien des connaissances quant à la création de la ligne, sa présentation, et la portée des dérives ou des animations bien connues des pêcheurs à la mouche. L'expérience permettra ensuite d'articuler ses parties de pêche avec les techniques multiples en fonction des rivières, des saisons, et des poissons présents. Faites l'expérience !

 

Pour étayer cette présentation rapide de la pêche en nymphe à la Sempé, les photos choisies ont été prises sur l'Arc en Haute Maurienne, sur le Guiers en Chartreuse, l'Albarine dans le Bugey, et cet automne sur le Haut Rhône en deuxième catégorie. Les poissons pris sont tous issus de la reproduction naturelle et parfaitement sauvages. 

 

Matériel et fournitures

https://www.pierre-sempe.com

 

 

 

 

 

 

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